La « french touch » a conquis les amateurs d'acoustique

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    Irène
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    La « french touch » a conquis les amateurs d’acoustique

    Par Romain Gueugneau | 12/11 | 07:00

    Beaucoup de petits acteurs français se sont imposés sur le marché des enceintes haut de gamme et réussissent à exporter une bonne partie de leur production labellisée « made in France ».

    L\'enceinte Stella Utopia EM, signée Focal : 1,55 m de design... - DR

    L’enceinte Stella Utopia EM, signée Focal : 1,55 m de design… – DR

    C’est l’une des fiertés de l’industrie française. Réputée pour son savoir-faire dans l’aéronautique, les infrastructures ou encore l’agroalimentaire, la France fait aussi figure de référence dans la hi-fi. Car, aux côtés de Devialet, qui vient de lever des fonds, c’est tout un écosystème de petites entreprises tricolores, spécialisées dans l’acoustique et l’électronique, qui a réussi à s’imposer sur le marché, en gardant le label « made in France ».

    La France a été l’une des pionnières dans cette industrie dès les années 1950, avec des figures historiques comme Georges Cabasse, fondateur de l’entreprise éponyme. «  Il y a une vraie culture de l’écoute de la musique et un savoir-faire particulier dans l’acoustique. Les entreprises françaises sont réputées pour la qualité de leurs enceintes et leur fidélité au son  », explique Jean-Marie Hubert, l’organisateur du Salon de la hi-fi et du home cinéma à Paris. Outre Epsilon, la tradition de l’acoustique française s’est prolongée dans les années 1980 et 1990 avec des acteurs comme Triangle, Focal ou encore Atohm.

    Haut de gamme

    Ces entreprises ont en commun d’être positionnées dans le haut de gamme et de réaliser la majeure partie de leur production dans l’Hexagone. «  Le haut de gamme demande de l’exigence au niveau de l’outil industriel, mais aussi un personnel bien formé. C’est le cas en France, où l’on dispose d’ingénieurs de qualité  », justifie Christophe Sicaud, directeur général de Focal. Cette société, basée à Saint-Etienne, emploie 200 personnes et réalise 80 % de son chiffre d’affaires avec des produits fabriqués en France. Chez Cabasse, un peu moins de la moitié des revenus est issue de sa production nationale. «  Mais c’est tout le milieu et le haut de gamme de notre offre qui est fabriqué sur le territoire  », précise Guy Bourreau, directeur général de la société brestoise, rachetée en 2006 par Canon et qui travaille avec l’usine bretonne du groupe japonais.

    A l’instar de l’industrie du luxe, le label « made in France » est une garantie de qualité qui plaît aux clients étrangers, notamment asiatiques. Focal tire ainsi 70 % de son chiffre d’affaires de l’export. Sur les enceintes très haut de gamme, la part grimpe même à 95 %. «  Ce n’est pas à proprement parler un argument de vente, mais cela peut être un élément déclencheur pour choisir entre deux produits  », reconnaît Emmanuel Dubreuil, cofondateur, avec son frère, d’Atoll. Cette société normande de 10 personnes, qui réalise 45 % de son activité à l’étranger, est reconnue pour son savoir-faire dans l’électronique (amplis, tuner, lecteurs CD et DVD).

    Dans le contexte actuel de crise, cette « french touch » de la hi-fi s’en sort plutôt bien. En deux ans, Focal a vu son chiffre d’affaires progresser de 20 %. Il a racheté l’an dernier le spécialiste anglais Naim, portant ses revenus de 40 à 60 millions d’euros. Atoll a enregistré une croissance de 10 % sur le dernier exercice, et vise des ventes de 1,5 million d’euros en 2012. La situation est un peu plus compliquée pour Cabasse, plus exposé au marché français (70 % de ses revenus), qui espère néanmoins stabiliser son activité cette année, autour de 9 millions d’euros. «  Si le marché de la hi-fi souffre globalement de la crise, le haut de gamme continue d’être porteur  », commente Jean-Marie Hubert. Le succès du Salon de la hi-fi cette année en a témoigné, avec notamment le retour d’une clientèle jeune.

    romain gueugneau

    #558

    Irène
    Membre

    La qualité acoustique « Made in France » séduit

    Le marché asiatique 1er demandeur

    http://www.lesnumeriques.com/qualite-acoustique-made-in-france-seduit-n26929.html

    Publié le: 15 novembre 2012 15:00

    Par Guillaume Letoupin

    Nos chères politiciens qui prônent le « made in France » doivent être ravis en voyant que certaines entreprises y arrivent encore, et nous sommes aussi heureux que l’une des fiertés de l’industrie française, trop peu mise en avant se trouve dans le domaine de la Hi-Fi. 

    Il faut savoir que la France a été l’une des premières dans cette industrie d’avant seconde guerre avec comme figure emblématique Elipson, une maison fondée en 1938. Elle fut suivie une dizaine d’années plus tard par George Cabasse qui a su créé une véritable identité en acoustique moderne. Ces acteurs majeurs de la Hi-Fi se sont fait épauler dans les années 1980-1990 par Triangle, Focal ou encore Athom.

    Ces entreprises tirent leur épingle du jeu en créant des produits de haut de gamme reconnus pour leurs qualités. On pense notamment à la prestigieuse enceinte Grande Utopia EM et ses 2 mètres de haut pour un poids de 260 kg qui montre tout le savoir-faire de Focal.

    Grande %20Utopia

    Le directeur général a d’ailleurs souligné : « le haut de gamme demande de l’exigence au niveau de l’outil industriel, mais aussi un personnel bien formé. C’est le cas en France, où l’on dispose d’ingénieurs de qualité ». Cette entreprise située à Saint-Étienne, emploie 200 personnes et 80 % de son chiffre d’affaires est réalisé avec des produits fabriqués en France.
    Chez Cabasse, qui a été racheté par Canon, cela concerne la moitié des revenus, notamment sur la partie milieu et haut de gamme.

    Et cela devrait continuer puisque le marché asiatique raffole tout particulièrement du savoir-faire français en termes de produits haut de gamme Hi-Fi. Focal en sait quelque chose, avec pas moins de 70 % de son chiffre d’affaire sur l’export et 95 % sur ses modèles de prestige.

    Les années futures devraient donc être porteuses avec une progression de 20 % sur deux ans pour Focal, qui a d’ailleurs acheté la société Naim et porte actuellement ses bénéfices à hauteur de 50 millions d’euros. Une réussite confortée par le retour d’une jeune clientèle certainement portée par la montée en puissance des casques audio. Focal et tous ces constructeurs ont encore de beaux jours devant eux et c’est tant mieux.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 6 ans et 1 mois par  Irène.
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